French poem
Iii
by Jean Moréas
Parmi des chênes, accoudée Sur la colline au vert gazon, Se dresse la blanche maison, De chèvrefeuille enguirlandée.
A la fenêtre où dans des pots Fleurit la pâle marguerite, Soupire une autre Marguerite: Mon cœur a perdu son repos...
Le lin moule sa gorge plate Riche de candides aveux, Et la splendeur de ses cheveux Ainsi qu’un orbe d’or éclate.
Va-t-elle murmurer mon nom? Irons-nous encor sous les graves Porches du vieux burg de burgraves? Songe éteint, renaîtras-tu?--Non!