French poem
Que faudra-t-il à ce cœur qui s’obstine
by Jean Moréas
Que faudra-t-il à ce cœur qui s’obstine ; Cœur sans souci, ah, qui le ferait battre ! Il lui faudrait la reine Cléopâtre, Il lui faudrait Hélie et Mélusine, Et celle-là nommée Aglaure, et celle Que le Soudan emporte en sa nacelle.
Puisque Suzon s’en vient, allons Sous la feuillée où s’aiment les coulombs. Que faudra-t-il à ce cœur qui se joue ; Ce belliqueur, ah ! qui ferait qu’il plie ! Il lui faudrait la princesse Aurélie, Il lui faudrait Ismène dont la joue Passe la neige et la couleur rosine Que le matin laisse sur la colline.
Puisque Alison s’en vient, allons Sous la feuillée où s’aiment les coulombs.