Versos French Jean Moréas Ses mains qu’elle tend

French poem

Ses mains qu’elle tend

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Ses mains qu’elle tend comme pour des théurgies, Ses deux mains pâles, ses mains aux bagues barbares ; Et toi son cou qui pour la fête tu te pares ! Ses lèvres rouges à la clarté des bougies ;

Et ses cheveux, et ses prunelles élargies Lourdes de torpeur comme l’air autour des mares ; Parmi les bêtes fabuleuses des simarres, Vous ses maigreurs, vous mes suprêmes nostalgies ;

Ô mirages que ma tendresse perpétue, Échos fallacieux de l’heure qui s’est tue, Malgré votre carmin et malgré vos colliers,

Et vos nœuds de brocart, et vos airs cavaliers, Pauvres ! Vvous êtes morts, ô vous tous elle toute, Elle toute et mon cœur, nous sommes morts, sans doute.