French poem
A Mes Frères
by John Keats
De petites flammes agitées traversent le charbon dont on vient d'emplir l'âtre, Et leur léger pétillement se fait entendre au milieu de notre solitude, Tels des chuchotements de dieux familiers qui gardent Un affectueux empire sur nos fraternelles âmes. Et pendant qu'à la recherche de rimes je voyage jusqu'aux pôles, Vos regards sont fixés, comme en un sommeil poétique, Sur la légende si abondante et si profonde Qui toujours, à la tombée de la nuit, apaise nos soucis. C'est votre jour de naissance, Tom, et je me réjouis Qu'il se passe ainsi en une reposante quiétude. Bien des veillées semblables de doux chuchotement Puissions-nous passer ensemble, et ressentir dans le calme Ce que sont les vraies joies d'ici-bas--avant que la grande voix De la céleste bouche, ordonne à nos esprits de prendre notre vol.
18 novembre 1816.