French poem
V
by John Keats
Je ne peux même pas discerner les fleurs à mes pieds, Ni quelles essences d'arbres dégagent d'aussi suaves senteurs, Mais, dans la pénombre embaumée, je devine l'odeur spéciale Dont ce mois de la saison parfume Le gazon, le hallier, le fruit de l'arbre sauvage; La blanche aubépine et l'églantine des champs;
La violette qui se fane si vite recouverte par les feuilles; Et la fille aînée de la Mi-Mai, La rose musquée en bouton, trempée de rosée vineuse, Où ronronnent les mouches par les soirs d'été.