French poem
Jeux
Ah ! la Lune, la Lune m’obsède… Croyez-vous qu’il y ait un remède ?
Morte ? Se peut-il pas qu’elle dorme Grise de cosmiques chloroformes ?
Rosace en tombale efflorescence De la Basilique du Silence,
Tu persistes dans ton attitude, Quand je suffoque de solitude !
Oui, oui, tu as la gorge bien faite ; Mais, si jamais je ne m’y allaite ?…
Encore un soir, et mes berquinades S’en iront rire à la débandade,
Traitant mon platonisme si digne D’extase de pêcheur à la ligne !
Salve, Regina des Lys ! reine, Je te veux percer de mes phalènes !
Je veux baiser ta patène triste, Plat veuf du chef de Saint Jean-Baptiste !
Je veux trouver un lied ! qui te touche À te faire émigrer vers ma bouche !
— Mais, même plus de rimes à Lune… Ah ! quelle regrettable lacune !