Versos French Laurent Tailhade Sur Le Propos D'Immanente Syphilis

French poem

Sur Le Propos D'Immanente Syphilis

by (1854–1919)

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Toi, jeune homme, ne te désespère point: car tu as un ami dans le Vampire malgré ton opinion contraire. En comptant l'acarus sarcopte qui produit la gale, tu auras deux amis.

Les Chants de Maldoror, chant Ier.

Du noble avril musqué de lilas blancs Hardeaux paillards ne chôment la nuitée. Mâle braguette et robustes élans Gardent au bois pucelle amignottée. Jouvence étreint Mnazile à Galathée. Un doux combat pâme sur les coussins Ton flanc menu, Bérengère, et tes seins Jusques au temps que vendange soit meure. Or, en ces jours lugubres et malsains, Amour s'enfuit, mais Vérole demeure.

L'embasicoete aux harnais trop collants Cherche, par les carrefours, sa pâtée, --Nourris, Vénus, les mornes icoglans!-- Ce pendant que matrulle Dosithée Ouvre aux cafards la porte assermentée. Las! nonobstant baudruches et vaccins, Durable ennui croît des plaisirs succincts. Aux bords du Guadalquivir et de l'Eure, Il faut prendre conseil des médecins: Amour s'enfuit, mais Vérole demeure.

Maint prurigo végète sur vos flancs, L'humeur peccante a votre chair gâtée, Jeune héros des entretiens brûlants! Que l'hydrargyre et l'iode en potée Lavent ce don cruel d'Épiméthée, Robé par lui chez les dieux assassins. Vivez encor pour tels joyeux larcins! Et Priapus vous gard' de la male heure. De Bableuska, des lopes, des roussins: Amour s'enfuit, mais Vérole demeure.