Versos French Louis Bouilhet Vesper

French poem

Vesper

by (1821–1869)

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Écoutez, écoutez, sous les forêts profondes La cigale causeuse a fini son refrain ; Seuls, les lourds chariots traînant les gerbes blondes, Font tinter dans le vent leurs clochettes d’airain.

Les hôtes écailleux de la mer taciturne Sur la vague d’azur montrent leurs dos glissants, Et la fleur qui s’endort jette au pâtre nocturne, Comme un dernier adieu, ses parfums languissants.

Les grands bœufs sont couchés sur les larges pelouses, La fumée, en tournant, s’échappe des hameaux… Toi, tu souris d’espoir derrière les coteaux, Vesper, astre cruel, teint du sang des épouses !