Versos French Louis Ménard Le Soir

French poem

Le Soir

by (1822–1901)

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Plus fraîche qu’un parfum d’avril après l’hiver, L’espérance bénie arrive & nous enlace, La menteuse éternelle, avec son rire clair Et ses folles chansons qui s’égrènent dans l’air.

Mais comme on voit, la nuit, sous le flot noir qui passe, Glisser les pâles feux des étoiles de mer, Tous nos rêves ailés, dans le lugubre espace, Disparaissent à l’heure où l’espérance est lasse.

En vain on les rappelle, on tend les bras vers eux, Les fantômes bénis s’en vont silencieux Par le chemin perdu des paradis qu’on pleure.

Ah ! mon ciel était là, je m’en suis aperçu Trop tard, l’ange est parti, j’ai laissé passer l’heure, Et maintenant tout est fini : si j’avais su !