French poem
Soleil
by Lucie Delarue-Mardrus (1874–1945)
Le poing fermé contre la bouche Le coude à mes genoux pliés, Je vois le soleil qui se couche Dans les jambes des peupliers.
Descendant les pourpres étages Du ciel orageux, il s’en va, Éternel comme Jéhovah Assis et seul sur les nuages.
Et, ce soir, mes instincts innés Ont adoré sa face claire, Et, plein mon âme séculaire, Des peuples se sont prosternés.