French poem
La Morte
Miné de chagrin, l’homme croule Près du lit à baldaquin bleu Où sa femme gît au milieu Sous le drap tendu qui la moule.
Voilà que son doux orphelin Monte sur une chaise, et câlin, Passe ses mains d’étrange sorte Sur la figure de la morte.
Le père tressaille — il a peur… Et, défigé de sa stupeur Devant la forme longue et roide,
« Que fais-tu, p’tit ? » et tristement, L’enfant répond : « J’réchauff’ maman. Si tu savais ? elle est si froide ! »