French poem
Les Petits Maraudeurs
Faisant sonner leur gaieté franche Dans leur beau rire à plein gosier, Ils massacrent le cerisier, Et chacun emporte sa branche.
Mais quelle branche ! longue et large, Toute foisonnante de fruit, Qui tremble au soleil et reluit En les inclinant sous sa charge !
Qu’importe ! ils se sauvent là-bas Vers le bon ombrage, d’un pas Que l’avidité rend alerte,
Et les bœufs regardent, rêvants, Ces petits cerisiers vivants Qui cheminent dans l’herbe verte.