French poem
Alors c’est un pays d’en haut
by Max Elskamp (1862–1931)
Alors c’est un pays d’en haut tout aux oiseaux, où chantent fête : merles, pies, verdiers, étourneaux, et passereaux, et loriots, tous les oiseaux
montant au ciel leur voix de tête et jusqu’au faîte : ramiers, vanneaux, émouchets, corneilles, corbeaux, et plus haut encor alouettes, mauves, mouettes.
Or c’est le doux concert des bêtes au ciel, à l’eau, disant son los, en la joie toute bonne d’être de la vie pour ne la connaître que tout en beau et tout d’en haut ;
et c’est alors un pays d’ailes aux hirondelles, Flandre des tours et de naïf et bon séjour ; et c’est alors un pays d’ailes et tout d’amour.