French poem
Un Rêve
by Pamphile Le May (1837–1918)
Un paisible sommeil enchaînait ma paupière, Puis un rêve bien doux enivrait mon esprit. Heureux, je souriais quand mon oeil s'entrouvrit... Alors j'aurais osé maudire la lumière!...
—«Sur la verte pelouse où jouait le zéphyr Je voyais s'avancer une vierge candide, Plus fraîche que la fleur, plus pure qu'un saphyr; Je lui dis d'une voix amoureuse et timide:
—«Qui t'amène à mes yeux, la plus belle des fleurs? «O toi pour qui je vis! toi qui sèches mes pleurs! «Toi que j'aime à jamais, dis-moi donc qui t'amène?»
Elle sourit alors, et son oeil scintilla!... Ciel! elle allait parler! le plaisir m'éveilla!... Mais qu'aurait-elle dit?... Dis-le moi, ma Climène.