French poem
Anniversaire
L’an dernier, des amis restés Avaient fêté ma cinquantaine, Instant précis, date certaine, Bon truc à porter des santés
Aussi, car il vaut mieux tout dire… Or, cette année où, plus perclus Que jamais, je ne songe plus Guère qu’à ce mal tournant pire,
On renouvelle en l’honneur du Un + cinquante que m’octroie Cet an ci, l’hommage de joie Qui, l’an dernier, semblait mieux dû.
N’importe, ah, buvons donc, tandis que Ce docteur a le dos tourné, Un petit coup à ce damné Âge mûr venu dont je bisque
Mais auquel il faut bien plier, Et puis la vie est ainsi faite, Douce et non, qu’il faut que l’on fête Jusqu’au bout l’âge d’oublier
Et de se souvenir. Le diable Soit de toutes conclusions Autres en ces occasions D’exploits et de propos de table !