Versos French Paul Verlaine Chloris

French poem

Chloris

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--Sachez d'abord vous taire.--Or celle Qui vous parle est coquette et folle. Oui, je le suis. J'aime les jours légers et les frivoles nuits; J'aime un ruban qui m'aille, un amant qui me plaise, Pour les bien détester après tout à mon aise. Vous, par exemple, vous, Monsieur, que je n'ai pas Naguère tout à fait traité de haut en bas, Me dussiez-vous tenir pour la pire pécore, Eh bien, je ne sais pas si je vous souffre encore!

SYLVANDRE, souriant. Dans le doute...

CHLORIS, coquette, s'enfuyant.

«Abstiens-toi», dit l'autre. Je m'abstiens.

SYLVANDRE, presque naïf.

Ah! c'en est trop, je souffre et je m'en vais pleurer.

CHLORIS, touchée, mais gaie.

Viens, Enfant, mais souviens-toi que je suis infidèle Souvent, ou bien plutôt, capricieuse. Telle Il faut me prendre. Et puis, voyez-vous, nous voici Tous deux bien amoureux,--car je vous aime aussi,-- Là! voilà le gros mot lâché! Mais...

SYLVANDRE O cruelle Réticence!