French poem
Hélas ! tu n’est pas vierge
Hélas ! tu n’es pas vierge ni Moi non plus. Surtout tu n’es pas La Vierge Marie et mes pas Marchent très peu vers l’infini
De Dieu ; mais l’infini d’amour, Et l’amour c’est toi, cher souci, Ils y courent, surtout d’ici, Lieu blême où sanglote le jour.
Ils y courent comme des fous, Saignant de n’être pas ailés ; Puis s’en revienne désolés De la porte fermée à tous
Espoirs certains, et résistant À tels efforts pour t’enfin voir En plein grand jour par un beau soir Mué tôt en nuit douce tant !
Ah ! Limbes où non baptisés Du platonisme patient Vont, pitoyablement criant Et pleurant mes désirs brisés.