French poem
Lorsque je t’écrivais des vers
Lorsque je t’écrivais des vers Que des sots dits spirituels Trouvaient un peu bien sensuels Et d’autres simplement pervers,
J’eus soin de mettre en tête d’eux Ces cris si vrais de mon amour, Quelques mots graves pour qu’un jour Se tût le mensonge hideux.
Oui, certes, le sang et la chair Furent mes complices joyeux Dans le délice radieux D’avoir trouvé le maître cher,
Le beau guide en ce monde laid, Le conseil franc et l’âme forte Et cette verve qui m’emporte Chez la femme qu’il me fallait !
Ah ! conduis-moi, lors triomphant Puisque pour appui j’ai ton bras, À travers tous les embarras, Comme un vieillard, comme un enfant.
Puis, dis, lorsque j’aurai quitté La terre et la présence, hélas ! Mêle un peu ta prière au glas M’annonçant dans l’éternité.