French poem
Pour Moréas
Moréas dit que je suis sans talent, Et F.-A. Cazals que tant on renomme Dans les endroits où l’on se fait grand homme Chante ce fait qui me semble étoilant.
Peut-être serais-je trop insolent En demandant, pour leur plaire enfin, comme Il faut s’y prendre, à moins d’être un Prudhomme Bien mis, correct, et bête, et s’en gonflant,
Je ne m’en gonfle pas, je m’en gondole, Et je m’en vais au vent fou qui m’envole, Vent fou moi-même et cœur si fou
Dont il ne faut pourtant pas qu’on rigole. Mais si fier, en dépit de quelque pou Qui s’en arrange — et lors, je m’en console.