French poem
Printemps
Tendre, la jeune femme rousse, Que tant d’innocence émoustille, Dit à la blonde jeune fille Ces mots, tout bas, d’une voix douce :
« Sève qui monte et fleur qui pousse, Ton enfance est une charmille ; Laisse errer mes doigts dans la mousse Où le bouton de rose brille.
Laisse-moi, parmi l’herbe claire, Boire les gouttes de rosée Dont la fleur tendre est arrosée ;
Afin que le plaisir, ma chère, Illumine ton front candide, Comme l’aube l’azur timide. »