Versos French Paul Verlaine Rotterdam

French poem

Rotterdam

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Après qu’il a franchi d’abord les terres vertes, Pleines d’eau régulière et qu’un moulin à vent Gouverne à chaque bout de champ, plus l’en-avant Et l’en-arrière îles écluses grand’ouvertes

Formant des lacs d’une mélancolie intense, Presque sinistres dans l’or sanglant de cieux noirs Où quelque voile noire, on dirait, par les soirs, Où quelque môle noir, on dirait, rôde et danse,

Le train comme infernal et méchant sous la lune Tout à coup rôde et danse, on dirait, à son tour, Et tonne et sonne et tout à coup, comme en un four De lumière très douce et très gaie, un peu brune,

Un peu rose, telle une femme de luxure Apaisée, entre en des barreaux entrecroisés Au-dessus d’une ville aux toits entrecroisés, Aux fenêtres d’où la vie appert, calme et sûre,

Bonhomme, et forte et pure au fond et rassurante Combien ! après tant de terreurs de cieux et d’eaux Regardant défiler à travers des rideaux, Galoper notre caravane délirante.