Versos French Pierre Louÿs 111 -- L'Indifférent

French poem

111 -- L'Indifférent

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Dès qu'il est entré dans ma chambre, quel qu'il soit (cela importe-t-il?): « Vois, dis-je à l'esclave, quel bel homme! et qu'une courtisane est heureuse! »

Je le déclare Adônis, Arès ou Héraklès selon son visage, ou le Vieillard des Mers, si ses cheveux sont de pâle argent. Et alors, quels dédains pour la jeunesse légère!

« Ah! fais-je, si je n'avais pas demain à payer mon fleuriste et mon orfèvre, comme j'aimerais à te dire: Je ne veux pas de ton or! Je suis ta servante passionnée! »

Puis, quand il a refermé ses bras sous mes épaules, je vois un batelier du port passer comme une image divine sur le ciel étoilé de mes paupières transparentes.