Versos French Prosper Jourdan Ii

French poem

Ii

by

Listen in the reader

La Valse a d'étranges ivresses; Je sentais à chaque détour Ses beaux bras aux molles caresses Qui me chargeaient de morbidesses Toutes ruisselantes d'amour. --Elle est blanche, sa chevelure L'éclaire comme un cadre d'or Éclaire une miniature. L'étoile tremblante qui dort Aux cieux où sa clarté s'azure, Brille d'un moins pur diamant Que ne brillait son front charmant Pendant cette nuit de féerie.

Hélas! Tout s'est enfui, pourtant! Mais de ma vision chérie Il me reste la fleur flétrie Qu'elle a perdue en me quittant.

O douceur! ô mélancolie! Adieu, fleur désormais pâlie! L'amour est ce bel oiseau bleu Léger comme un songe frivole, Qui nous caresse, et puis s'envole. En battant des ailes, vers Dieu!

Paris, Novembre 1859.