Versos French Prosper Jourdan Les Puces De Maddala

French poem

Les Puces De Maddala

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A Maddala, dans la tribu des Beni ben Jagoub,--où l'on trouve dans son lit tant de puces et si peu de pucelles,--Ali Schériff et moi, moi surtout, nous étions piqués comme des couvre-pieds de molleton. Impossible de découvrir une heure de sommeil dans toute la maison. C'est là que je me suis fait le serment à moi-même, si jamais j'ai des capitaux, de les laisser dormir au moins huit heures par jour.

Mon compagnon, qui se grattait tout autant que moi, mais qui tenait sans doute à prendre la défense de son pays, me disait de temps à autre, en manière d'encouragement:

--N'y pensez pas, voyez-vous; les puces, c'est comme cela, dès qu'on peut n'y pas penser, on ne les sent plus.

Je ne répondais rien, mais je n'en pensais pas moins ... aux puces.

C'est absolument comme les personnes qui ont les jambes coupées: si elles n'y pensaient pas, elles pourraient courir.

* * * * *

Que voulez-vous faire? il faut bien tuer le temps, n'est-ce pas?

--Naturellement ... puisque c'est un grand maître.

* * * * *

Pour un qui brille, vingt qui braillent.

* * * * *

Il faut que le temps se couvre ou que le teint se cuivre.

* * * * *

--Connaissez-vous la différence qui existe entre une chûte et une cataracte?

--Non.

--C'est qu'une cataracte est un beau spectacle, au lieu qu'une chûte est un spectacle ennuyeux.

Exemple: Le Niagara, c'est une cataracte. La comédie de ***, voilà une chûte.

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--Eh bien, garçon, et ce café? Il ne paraît que le soir, comme la Patrie?

* * * * *

--Un journal qui se dit bien informé,--ce qui déjà est une erreur de sa part,--....

* * * * *

Mlle X*** faisait mettre une glace au plafond de son lit:

--C'est pour me voir dormir, disait-elle.

* * * * *

Un bohême, encore plus bohême que C***, a inventé une sentence dont il fait un fréquent usage avec ses fournisseurs. Il leur soutient que la Fontaine a dit: A l'oeil on connaît l'artisan. Son bottier la trouve très-mauvaise.

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