Versos French René Pocard du Cosquer de Kerviler Vii

French poem

Vii

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Timandre, une humeur douce et grave. Qui ne peut rien faire en esclave, Et qui joint l'honneur au devoir; Des soins, qui ne sont pas vulgaires, Font que, pour moy, je ne voy guères Ceux qu'on a tant de peine à voir. Je ne sçay point faire d'offrande, Ny rien qui sente la demande. Tu pers temps de t'en soucier: Mes voeux n'importunent personne; Mais, s'il arrive qu'on me donne, Je sçay fort bien remercier.

C'est une sorte de répétition en vers de la Préface que nous avons citée plus haut.

Le Recueil des Épigrammes de Gombauld, publié en février 1657, à Paris, chez Courbé, eut, dans la même année, une autre édition de Hollande, «jouxte la copie de Paris», et il a été réimprimé en 1861, aux frais et par les soins de M. J. V. F. Liber, en dépit des prédictions de Boileau et de La Harpe.

Lille, Typog. de A. Behague, et Paris, J. Tardieu.--Cette édition contient en appendice une épigramme de Gombauld sur Antoine de Bourbon Moret, fils naturel de Henri IV, tirée de Tallemant des Réaux, historiette de la comtesse de Moret.

La réimpression, dans l'année même de son apparition, prouve au moins que le Recueil eut un certain succès parmi ses contemporains: et, d'après les quelques citations que nous en avons faites, on doit reconnaître qu'il était mérité.

Le dix-septième siècle n'a cependant pas connu toute l'oeuvre épigrammatique de notre poëte. M. Prosper Blanchemain a découvert un certain nombre d'épigrammes inédites de Gombauld dans un vieux cahier relié à la suite de son Recueil de 1657, et qui présente toutes probabilités d'avoir appartenu à Gombauld lui-même. Après avoir balancé à les attribuer à notre académicien, parce qu'il en est trois, dans le nombre, qu'on a coutume de donner à Regnier, le savant éditeur de Ronsard n'a pas hésité à les restituer au poëte saintongeois, en remarquant que ces trois pièces n'avaient été mises sur le compte de Regnier que longtemps après sa mort, et que Conrard, dans la notice conservée par d'Olivet, parle d'un Recueil de vers manuscrits laissé par Gombauld, «particulièrement de Sonnets et d'Épigrammes, qui, pour estre entre les mains de personnes peu intelligentes en ces sortes de choses-là, n'ont pu encore estre mises en lumière». Une quarantaine de ces petites pièces, y compris des vers de ballet, ont été publiées en 1874, à San Remo, dans la seconde livraison du Fantaisiste, et tirées à part à cinquante exemplaires seulement sur grand papier vélin; mais elles sont presque toutes du genre de celles qu'on avait jadis attribuées à Regnier et, par conséquent, assez licencieuses pour être fort déplacées dans ce Recueil: nous respecterons donc le motif qui avait engagé Gombauld à ne pas les publier dans son volume, et nous nous contenterons d'en citer une assez piquante, qui ne présente pas le même caractère que ses voisines:

De Lisle, ta fureur Contre ton procureur Injustement s'allume. Cesse d'en mal parler: Tout ce qui porte plume Fut créé pour voler.

M. Prosper Blanchemain n'avait pas envoyé tout son cahier manuscrit au Fantaisiste en 1874: il a bien voulu nous en communiquer quelques autres feuillets et nous autoriser à reproduire les pièces suivantes, qui auront pour nos lecteurs tout l'attrait de l'inédit:

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