French poem
Sommeil
by Renée Vivien
Ô Sommeil, ô Mort tiède, ô musique muette Ton visage s’incline éternellement las, Et le songe fleurit à l’ombre de tes pas, Ainsi qu’une nocturne et sombre violette.
Les parfums affaiblis et les astres décrus Revivent dans les mains aux pâles transparences, Évocateur d’espoirs et vainqueur de souffrances Qui nous rends la beauté des êtres disparus.