French poem
Soupirs du vent parmi les fleurs
by Stuart Merrill (1863–1915)
Soupirs du vent parmi les fleurs, Sanglots d’amour au fond des chambres, Musique éternelle des pleurs Des avrils comme des décembres,
Tout ce qui, des foyers aux nids Et de nos maisons jusqu’aux astres, Chante le deuil des jours finis Et la peur des futurs désastres,
A roulé cette nuit sur moi Comme la douleur de Dieu même, Parce que j’ai perdu ma foi En celle à qui j’ai dit : je t’aime !