Versos French Sully Prudhomme Sonnet (III)

French poem

Sonnet (III)

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Il a donc tressailli, votre adoré fardeau ! Un petit ange en vous a soulevé son aile, Vous vous êtes parlé ; le berceau blanc l’appelle, Et son image rit dans les fleurs du rideau.

Cet enfant sera doux, intelligent et beau, Si chaque âme s’allume à l’âme maternelle, Le cœur au feu du cœur et l’œil à la prunelle, Comme un flambeau s’allume au toucher d’un flambeau.

Ainsi chacun de nous porte son cher poème, Chacun veut mettre au monde un double de soi-même, Y déposer son nom, sa force et son amour.

Le plus heureux poème est celui de la mère : La mère sent Dieu même achever l’œuvre entière, N’attend qu’un an sa gloire et n’en souffre qu’un jour !