French poem
L’Étang
Dans la clairière ouverte, un vent d’orage Passait ; le tremble au doux feuillage blanc De sa morsure avait subi l’outrage ; Dans le miroir sinistre de l’étang Se reflétait une lueur de sang ; Le sombre ciel d’airain qui brûle et pèse Couvrait de nuit le chêne et le mélèze ; L’embrasement et la pourpre des soirs Parmi cette ombre allumaient leur fournaise, Et j’entendis chanter les Cygnes noirs.