French poem
La Vallon
Dans ce Vallon ne cherchez pas des fleurs, Ou bien un vol d’insectes vers la nue Ou le babil des oiseaux querelleurs. Non, frémissant d’une horreur inconnue Jusqu’en ses os, la Terre est toute nue. Rien. C’est le deuil, le silence, la mort, Et sur le sol, par un constant effort, Les ouragans ont jeté leur ravage ; Mais sous le vent avide qui le mord, Ici grandit un lys pur et sauvage.