French poem
Lxxxiv
Le temps de compter trois il revient.--La toilette Du jeune cavalier en un instant fut faite, Et, le valet ayant approché le miroir, Il sourit,--et parut fort content de lui-même, Mais tout à coup son teint, de pâle devint blême: Il avait (le vit-il ou bien crut-il le voir?), Il avait vu bouger dans son cadre la tête De la Vénitienne, et sa bouche muette Remuer et s'ouvrir comme voulant parler. --Eh bien! signor, fit Juan.--Povera, dit l'artiste Caressant le portrait d'un regard doux et triste, Il est trop tard pour reculer.