French poem
Sonnet
Pour veiner de son front la pâleur délicate, Le Japon a donné son plus limpide azur; La blanche porcelaine est d'un blanc bien moins pur Que son col transparent et ses tempes d'agate.
Dans sa prunelle humide un doux rayon éclate; Le chant du rossignol près de sa voix est dur, Et, quand elle se lève à notre ciel obscur, On dirait de la lune en sa robe d'ouate.
Ses yeux d'argent bruni roulent moelleusement; Le caprice a taillé son petit nez charmant; Sa bouche a des rougeurs de pêche et de framboise;
Ses mouvements sont pleins d'une grâce chinoise, Et près d'elle on respire autour de sa beauté Quelque chose de doux comme l'odeur du thé.