French poem
Xlvii
C'est le train de la vie et de la destinée; Quand au timbre fatal l'heure est enfin sonnée, Nul ne peut retarder sa défaite d'un jour. --Quelle vertu qu'on ait, ou qu'on fuie ou qu'on reste, Tout cède à ce pouvoir infernal ou céleste: On ne saurait tromper ni son sort ni l'amour. --Amour, joie et fléau du monde,--douce peine, Misère qu'on regrette et de charmes si pleine; --Rire qui touche aux pleurs,--souci pâle et charmant, Mal que l'on veut avoir;--Paradis,--Enfer,--Songe Commencé dans le ciel, que sur terre on prolonge, Mystérieux enchantement!