French poem
À l’Etna
by Tristan Corbière (1845–1875)
Etna — j’ai monté le Vésuve… Le Vésuve a beaucoup baissé : J’étais plus chaud que son effluve, Plus que sa crête hérissé…
— Toi que l’on compare à la femme… — Pourquoi ? — Pour ton âge ? ou ton âme De caillou cuit ?… — Ça fait rêver… — Et tu t’en fais rire à crever ! —
— Tu ris jaune et tousses : sans doute, Crachant un vieil amour malsain ; La lave coule sous la croûte De ton vieux cancer au sein.
— Couchons ensemble, Camarade ! Là — mon flanc sur ton flanc malade : Nous sommes frères, par Vénus, Volcan !… Volcan !… Un peu moins… un peu plus…