French poem
Vendetta
by Tristan Corbière (1845–1875)
Tu ne veux pas de mon âme Que je jette à tour de bras : Chère, tu me le payeras !… Sans rancune — je suis femme ! —
Tu ne veux pas de ma peau : Venimeux comme un jésuite, Prends garde !… je suis ensuite Jésuite comme un crapaud,
Et plat comme la punaise, Compagne que j’ai sur moi, Pure… mais, — ne te déplaise, — Je te préférerais, Toi !
— Je suis encor, Ma très-Chère, Serpent comme le Serpent Froid, coulant, poisson rampant Qui fit pécher ta grand’mère…
Et tu ne vaux pas, Pécore, Beaucoup plus qu’elle, je croi… Vaux-tu ma chanson encore ?… Me vaux-tu seulement moi !…