French poem
Maintenant que tes yeux sont clos et que ta voix
by Tristan Derème (1889–1941)
Maintenant que tes yeux sont clos et que ta voix Ne murmurera plus les phrases d’autrefois ; Puisque je t’ai perdue, hélas ! et que la vie Est pareille au jardin solitaire, j’envie Le guerrier embrasé d’une tragique ardeur, Qui, vêtu d’or, le glaive au poing, dans la splendeur, Blasphémant et dressé, farouche, sur la selle, Au milieu du tumulte et du sang qui ruisselle, S’élance, frappe et meurt, troué de mille dards, Dans les plis triomphaux des rouges étendards !
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