Versos French Victor Hugo Idylles

French poem

Idylles

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Vibrez, trombone et chanterelle ! Les oiseaux chantent dans les nids. La joie est chose naturelle. Que Magnan danse la trénis Et Saint-Arnaud la pastourelle ! Miserere ! Miserere ! Des lampions dans les charmilles ! Des lampions dans les buissons ! Mêlez-vous, sabres et mantilles ! Chantez en chœur, les beaux garçons ! Dansez en rond, les belles filles ! Miserere ! Miserere ! Jouissons ! l’amour nous réclame. Chacun, pour devenir meilleur, Cueille son miel, nourrit son âme, L’abeille aux lèvres de la fleur, Le sage aux lèvres de la femme ! Miserere ! Miserere ! L’empire se met aux croisées ; Rions, jouons, soupons, dînons. Des pétards aux Champs-Élysées ! À l’oncle il fallait des canons, Il faut au neveu des fusées. Miserere ! Miserere ! Pas de scrupules ! pas de morgue ! À genoux ! un bedeau paraît. Le tambour obéit à l’orgue. Notre ardeur sort du cabaret, Et notre gloire est à la morgue. Miserere ! Miserere ! Mangeons, buvons, tout le conseille. Heureux l’ami du raisin mûr, Qui toujours, riant sous sa treille, Trouve une grappe sur son mur Et dans sa cave une bouteille ! Miserere ! Miserere ! Jupiter l’ordonne, on révère Le succès, sur le trône assis. Trinquons ! Le prêtre peu sévère Vide son âme de soucis, Et de vin vieux emplit son verre ! Miserere ! Miserere !