French poem
Sur la mort de H. Boussuge
by Alexandre Latil (1814–1851)
Oui, la vie est un songe et la mort un réveil (Arnault) Va, tu n’es pas à plaindre, ô toi dont l’existence Fut si belle et si calme au sein de la souffrance ! Ton âme s’exhâla comme un dernier adieu, Doucement résignée aux volontés de Dieu. Ah ! ne regrette pas un monde injuste, impie : Pour un séjour divin, une éternelle vie,
Tu ne laisses qu’un lieu d’ineffables douleurs, Séjour affreux de deuil, de chagrins et de pleurs ! Boussuge, le destin qui, loin de ta patrie, T’arrache à l’amitié d’une mère chérie, Et brise à son aurore un si bel avenir, Te laisse dans nos cœurs un touchant souvenir.
Août 1839