French poem
À Mme qui fondait une salle d’asile
Les lionceaux ont des asiles, Les oiseaux du ciel ont des nids : Les pauvres mères de nos villes N’ont point de toits pour leurs petits !
Oh ! rouvrez-leur des bras de mère, Donnez-leur le lait et le pain, Et gardez de la graine amère Le van qui leur épand le grain !
Et vous, venez, timide enfance ; Bénissez Dieu sur leurs genoux : Jamais sa tendre providence Ne sourit sous des traits plus doux.