French poem
Elles s’en vont les joyeuses pensées
by Amélie Gex (1835–1883)
Elles s’en vont les joyeuses pensées Lorsque les ans sur nos âmes lassées Viennent peser de leur poids rigoureux ! Des songes d’or le réveil douloureux Las ! tristement, les a toutes chassées.
Heures d’amour, doucement caressées, Fleurs de printemps, par nos lèvres froissées, Quoi, c’est donc vrai ! dans l’oubli ténébreux Elles s’en vont ?…
Eh bien, partez, ô colombes blessées ! Sur d’autres fronts posez-vous empressées, Illusions au vol aventureux… Plus tard, ceux-là que vous rendrez heureux Diront aussi de leurs heures passées, « Elles s’en vont !… »