French poem
Salut, aube au teint frais
................. Salut, aube au teint frais, jeune sœur de Zéphire ! Descends, muse, chantons, apporte-moi ma lyre. L’oiseau, sur son rameau, mélodieux réveil ! De l’abri de son aile, asile du sommeil, À retiré sa tête, et de sa voix légère Va chanter tout le jour. Qu’aurait-il mieux à faire ? Ô quel que soit ton nom, soit Vesper, soit Phosphore. Messager de la nuit, messager de l’aurore, Cruel astre au matin, le soir astre si doux ! Phosphore, le matin, loin de nos bras jaloux, Tu fais fuir nos amours tremblantes, incertaines ; Mais le soir, en secret, Vesper, tu les ramènes. La vierge qu’à l’hymen la nuit doit présenter Redoute que Vesper se hâte d’arriver. Puis, aux bras d’un époux, elle accuse Phosphore De rallumer trop tôt les flambeaux de l’aurore. — Brillante étoile, adieu, le jour s’avance, cours, Ramène-moi bientôt la nuit et mes amours. Et le dormir suave au bord d’une fontaine Le soir............