Versos French Anna de Noailles 86 (Aucun jour je ne me suis…)

French poem

86 (Aucun jour je ne me suis…)

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Aucun jour je ne me suis dit Que tu pouvais être mortel. Tu ressembles au paradis, À tout ce qu’on croit éternel ! — Mais, ce soir, j’ai senti, dans l’air Humide d’un parc triste et blême, La terreuse odeur des asters Et du languissant chrysanthème…

Quoi ! tu peux mourir ! — et je t’aime !