French poem
Étonnement
Ô monde, avoir vécu, avoir été des êtres Par qui tout l’idéal céleste était conçu, Avoir tout espéré, tout surmonté, tout su, Et disparaître alors, sans retour disparaître ! Ne plus participer, d’un cœur sensible et fort, Au noble, téméraire et dérisoire effort D’extraire de la foule humaine un dieu sublime. Je sens autour de moi, comme un noir corps à corps, L’infini de l’abîme !