French poem
La femme, durée infinie
La femme, durée infinie, Rêveuse d’éternels matins, Dans la puissance de l’instinct Veut créer. Mais cette agonie
Plus tard, un jour, de son enfant, Cette peur, ces sueurs, ces transes, Ce mourant que rien ne défend, En garde-t-elle l’ignorance ?
Et toute mère, sans remords, Triomphante et pourtant funèbre, Voue une âme aux longues ténèbres, Et met au monde un homme mort…