French poem
Si l’on songe à tout ce qu’on fit
Si l’on songe à tout ce qu’on fit Avec élan, souci, courage ; À ce perpétuel défi Tendu vers les humains orages ;
Aux peines mesquines aussi, Dont la finesse déconcerte, Et qui font le sort imprécis ; — Si l’on songe à ce cœur d’ascète
Qu’on eut, à ce cœur charpenté Pour traverser l’éternité,
Et que de cela rien ne reste, Nul signe, nulle ombre, nul geste, Et que le corps cesse d’aimer,
— Ô noblesse des yeux fermés Dans le fond des tombes agrestes !