Versos French Armand Silvestre Aveu

French poem

Aveu

by (1837–1901)

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Hélas ! que puis-je donc vous dire Qu’on ne vous ai redit cent fois ? — Qu’un charme est dans votre sourire Et qu’un charme est dans votre voix… Hélas ! que puis-je donc vous dire Qu’on ne vous ait redit cent fois ?

Hélas ! que puis-je vous apprendre Qu’on ne vous ait cent fois appris ? — Qu’à vos yeux tout cœur se doit prendre Et se sent heureux d’être pris… Hélas ! que puis je vous apprendre Qu’on ne vous ait cent fois appris ?

Hélas ! que puis-je vous promettre Qu’on ne vous ait promis toujours ? Chacun voudrait, de son cœur maître, Croire à d’éternelles amours… Hélas ! que puis-je vous promettre, Qu’on ne vous ait promis toujours ?

Et pourtant ce n’est pas un leurre Qui fait, près de vous, mon émoi Et qu’à votre nom seul je pleure Du doux mal que je sens en moi… Et pourtant ce n’est pas un leurre Qui fait, près de vous, mon émoi.

Et pourtant ce n’est pas un rêve Dont mon cœur est ainsi blessé Et qui fait, pour moi, l’heure brève Où votre sourire a passé… Et pourtant ce n’est pas un rêve Dont mon cœur est ainsi blessé.

Disons : c’est une peine d’âme Dont je guérirai quelque jour Et qu’il faut pardonner, madame, Puisque ce n’est pas de l’amour… Disons : c’est une peine d’âme Dont je mourrai peut-être un jour !