French poem
Devant la maison de Théophile Gautier
by Armand Silvestre (1837–1901)
Le poète dort : l’oiseau chante. Mais, près du poète endormi, La voix de l’oiseau, plus touchante, Garde quelque chose d’ami.
Le poète est mort : la fleur brille. Mais, près du poète, la fleur, Dans la goutte d’eau qui scintille, Garde quelque chose d’un pleur.
Le poète attend : l’aube veille, Qui, du ciel penchant les sommets, Lui porte, de sa main vermeille, Le laurier qui ne meurt jamais !