French poem
Souhait de nouvel an
by Armand Silvestre (1837–1901)
Que souhaiter, en vérité, À Celle qui porte, en soi-même, L’esprit, la grâce et la beauté ?
De quel bien peut être augmenté Ce qui fait le charme suprême Hors de quoi tout est vanité ?
Qui ne la fuit en est dompté, Et qui ne l’admire blasphème : Le ciel même est vide à côté !
Reine, à son beau front enchanté Ses cheveux font un diadème Dont l’or fauve est une clarté.
À ses pieds meurt toute fierté. Car on ne la voit qu’on ne l’aime ! — Ainsi veut la fatalité.
Si le dire est témérité, Eh bien ! mon audace est extrême, Et mon mal, je l’ai mérité.
Que souhaiter, en vérité, À celle qui porte, en soi-même, L’esprit, la grâce et la beauté ?