Versos French Armand Silvestre Sonnet à Édouard Noël

French poem

Sonnet à Édouard Noël

by (1837–1901)

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Avril rouvre l’azur à l’haleine des fleurs Qui, sur l’aile des vents, vient baiser ses pieds roses, Rattache la verdure au front des bois moroses Et des lis matinaux ranime les pâleurs.

Fait de l’enchantement radieux des couleurs. C’est le mois des réveils et des métamorphoses. Mais, sur le sort fragile et rapide des choses La pitié du matin verse déjà des pleurs.

Le rossignol au soir, dans sa plainte éperdue, Chante la floraison si vite descendue Des lilas aux rosiers défleuris à leur tour.

Un espoir éternel en vain dans l’air frissonne, Et, sans faire un instant oublier à personne Que tout naît pour mourir — les roses et l’amour !