French poem
À Bathylle
by Auguste Lacaussade (1815–1897)
Viens, Bathylle, assieds-toi sous ce mobile ombrage. Vois le bel arbre ! Svelte il s’élance, et le vent Se joue avec mollesse en son léger feuillage. Une eau vive à ses pieds coule et chante en coulant, Et mêle aux bruits rêveurs qu’exhalent les ramures Les rythmes clairs de ses murmures. Assieds-toi : cette source invite à l’écouter. Quel voyageur ici ne voudrait s’arrêter ?